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Le hackeur, très actif ces derniers mois sur un forum de discussion pour cyberdélinquants, est coutumier des piratages crapuleux.
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Trois partis visés, en seulement deux jours. Un pirate informatique a revendiqué en ligne, entre le vendredi 23 et le samedi 24 octobre, des vols de données visant La France insoumise (LFI), Renaissance et le Parti communiste français (PCF), et a diffusé les informations personnelles de militants. Le Monde a consulté sept fichiers mis en ligne sur un forum de discussion bien connu des cyberdélinquants. Le premier est un échantillon contenant le nom, le prénom, l’adresse postale, l’adresse e-mail et parfois le numéro de téléphone de plusieurs centaines d’adhérents ou anciens adhérents supposés du PCF.
Ce dernier a annoncé, dès le vendredi 23 octobre, dans un communiqué, qu’il avait notifié la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et allait prévenir tous les adhérents dont les données personnelles ont été exposées. « Le Parti communiste français présente ses excuses aux personnes concernées », écrit la formation politique, se déclarant « conscient[e] du caractère hautement sensible de ces données. » Le pirate, qui revendique très régulièrement des cyberattaques à visée lucrative, affirme détenir les données de plus de 180 000 personnes et a annoncé la mise en vente du document complet.
Les six autres fichiers mis en ligne – trois pour Renaissance et trois pour LFI – semblent provenir pour partie de portails en ligne utilisés pour la gestion des actions organisées par les militants. On trouve ainsi deux documents imposants listant des millions d’adresses postales et destinés à organiser des porte-à-porte en période électorale, mais ne comportant aucun nom, prénom ou autre information.
Des numéros de téléphoneD’autres fichiers sont toutefois plus sensibles. Dans le cas de LFI, on trouve ainsi une liste d’opérations de porte-à-porte réalisées par des militants dans le cadre, par exemple, de l’élection présidentielle à venir, mais comportant cette fois-ci le pseudonyme ou le nom complet de militants. Un autre fichier comprend les événements et groupes d’action locaux listés sur le site Action populaire – utilisé par LFI pour permettre à ses militants d’organiser des actions de terrain et des rencontres – ainsi que les adresses e-mail et numéros de téléphone permettant de contacter chaque collectif. Cette plateforme avait déjà fait l’objet d’une revendication d’intrusion en mai.
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