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Fondé par EDF, RTE, Harmonie Mutuelle, Isalt, Michelin, Publicis, Radiall et Safran, et doté de 50 millions d’euros, Avenir Souveraineté financera des travaux de recherche et se chargera de les relayer auprès du public.
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Ces six dernières années, de la pandémie de Covid-19 à la guerre en Ukraine, en passant par le durcissement des relations commerciales mondiales depuis la réélection de Donald Trump, en janvier 2025, la notion de souveraineté s’est imposée dans l’économie. Santé, défense, alimentation, énergie, numérique… Aujourd’hui, tout est présenté comme souverain, au risque de brouiller ce qui l’est réellement.
Pour éclairer cette question, huit entreprises publiques et privées (EDF, RTE, Harmonie Mutuelle, Isalt, Michelin, Publicis, Radiall et Safran) ont créé le fonds de dotation Avenir Souveraineté, dont « le premier objectif sera de définir ce que recouvre la notion de souveraineté », explique le secrétaire général, Guillaume Courault.
Pour cela, le fonds de dotation financera les travaux de recherche confiés à trois institutions académiques et d’enseignement : l’Institut polytechnique de Paris, l’université Paris Sciences et lettres et l’ESCP Business School. « Elles commenceront par dresser un état des lieux de la notion de souveraineté à l’échelle mondiale pour ensuite travailler sur des sujets plus thématiques », détaille M. Courault. « Le fonds de dotation se chargera dans un second temps de relayer ces travaux auprès des différents acteurs de la société civile et économique », poursuit-il, à travers un observatoire de la souveraineté, la publication de revues, l’animation d’espaces de dialogue et le financement d’initiatives extérieures.
Pour financer ses actions, le fonds compte lever 50 millions d’euros, au cours des cinq prochaines années, sous la forme de mécénat. « Un fonds de dotation n’est pas un fonds d’investissement. C’est un organisme sans but lucratif, qui a vocation à servir l’intérêt général et qui ne suit pas une perspective d’investissement pour rechercher de la rentabilité », précise M. Courault. Des investisseurs (mutuelles, fonds, assureurs…) pourront s’appuyer sur ce travail pour éclairer leurs propres décisions.
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